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Syndrome de Cushing

« Chez l’humain :
Le syndrome de Cushing, ou hypercorticisme chronique, est une pathologie décrite par Harvey Cushing en 1932, qui se manifeste de manière clinique et est causée par un excès de sécrétion d’une hormone corticosurrénale, le cortisol, par les glandes surrénales et ayant des conséquences pathologiques. La manifestation la plus visible est l’apparition d’une obésité chronique de la partie supérieure du corps et un aspect bouffi du visage. Il faut distinguer le syndrome de Cushing de la maladie de Cushing qui en est une sous-catégorie (cf Clinique). Le syndrome de Cushing peut également avoir une origine médicamenteuse en raison de prises excessives de glucocorticoïdes. »

 

Chez le cheval :
Tumeur

Thèse sur le syndrome de Cushing

L’Origine : Tumeur bénigne à la base du cerveau

Le syndrome est toujours relié à l’hypophyse

Le syndrome de Cushing est également appelé par les vétérinaires ‘’Hyperadrénocorticisme’’ et atteint les chevaux d’âge mur mais peut toutefois apparaître dès l’âge de 7ans. Et malheureusement, on le rencontre de plus en plus fréquemment car nos chevaux vivent de plus en plus longtemps dû à nos soins vétérinaires, une meilleure alimentation,…

Les symptômes :

- Le symptôme majeur de cette affection est l’apparition d’un poil épais en permanence, été comme hivers le pelage est anormalement fourni :

Syndrome de Cushing dans Soins des chevaux cushing-1

- Une polydipsie, c’est-à-dire, une soif intense couplée une polyurie, le cheval qui urine abondamment. Le cheval peut absorber jusqu’à 80 litres d’eau (au lieu de 20 à 30 normalement).

- Conjonctivite

- Un dos voussé

- Un appétit augmenté sans gain de poids

- Dérèglement de la thermorégulation

- Une fonte musculaire sur la ligne du dos

- Des fourbures Fourbure chronique

- Malgré, les soins vétérinaires en ce qui concerne la dentition, le cheval a du mal à mâcher les aliments, il n’arrive plus à les avaler en totalité.

- Une sensibilité aux maladies infectieuses en raison d’une baisse des défenses immunitaires.

- Chez la jument, on peut voir une absence de cycle ou des cycles irréguliers, ou une production de lait sans qu’elle soit pleine.

- Un des premiers symptômes peut être un trébuchement excessif lors des ballades, le cheval trébuche tout le temps, il le lève plus assez ses pieds. Mais on a tendance à mettre cela sur le faite que le cheval est agé.

Les causes :

La cause est purement hormonale. Tout se passe dans l’immense majorité des cas au niveau de l’hypophyse, une glande minuscule située à la base de l’encéphale qui « gère » un grand nombre de fonctions hormonales dans l’organisme, donnant des ordres à maints organes, ceux-ci lui répondant en sécrétant à leur tour d’autres hormones. Ces tumeurs sont sécrétantes mais bénignes, à savoir qu’elles ne métastasent jamais et ce ne sont pas elles en propre qui mettent la vie du cheval en danger, mais les troubles qu’elles entraînent.

La taille de la tumeur a peu à voir avec l’intensité des symptômes ; des tumeurs de la taille d’une tête d’épingle à cheveux occasionnent des troubles graves, d’autres bien plus étendues ne causent aucun trouble. Au fil des mois ou des années, cette tumeur en grandissant va appuyer sur une autre glande adjacente, appelée hypothalamus, qui joue un rôle décisif dans la thermorégulation (le contrôle de la température corporelle).

Parfois quand la tumeur atteint une taille très importante, elle peut venir compresser le nerf optique, dont le trajet est proche de l’hypophyse, et entraîner une cécité.

Rarement, également, on observera des symptômes de démence et l’apparition de certains tics comme l’encensement.
Quoi qu’il en soit, ces animaux devront bénéficier de soins attentifs, vermifugations et vaccinations régulières, soins dentaires attentifs, maintien au box l’hiver (ou alors port d’une grosse couverture bien chaude).

Ce qu’il est bon de savoir, c’est que le syndrome de Cushing, n’est plus une fatalité, même si son origine, une tumeur de l’hypophyse, ne peut encore être traitée avec les moyens actuels de l’art vétérinaire ;

Le traitement au « Celance » vient d’être interdite en France depuis le 2 mai 2011. !!

■ . . . Chaque homme de cheval a un pied dans la tombe mais n’est au paradis qu’a cheval . . . ■

Structure et anatomie du sabot du cheval

le sabot du cheval est un miracle de l’ingénierie. Il contient toute une série de structures qui fonctionnent en équilibre les une avec les autres pour former une boité corné qui est capable de résister à des forces énormes, utilisant l’énergie pour aider la propulsion tout en offrant une protection des structures sensibles.

Ce n’est pas un guide définitif, mais il permettra au propriétaire de chevaux à mieux comprendre cette incroyable construction.

Cette section de paroi fraîchement paré vous donne une bonne idée des différentes couches qui compose la paroi du sabot. Sur un pied blanc, les différences sont beaucoup moins faciles à repérer.

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La sole :

Elle est la zone comprise à l’intérieur de la ligne blanche, mais ne comprend pas les barres et la fourchette. Sa fonction principale est de protéger les structures sensibles qui sont dessous. Toutefois, le périmètre extérieur de la sole fournit également un soutien, elle partage une partie du poids du cheval avec la paroi du sabot.

Ligne blanche ou dorée:

Communément appelée la ligne blanche, bien que cela porte à confusion, non seulement parce qu’elle est en fait jaune mais aussi parce qu’elle est à côté de la paroi interne blanche du sabot, cela pousse souvent des gens à confondre la ligne blanche avec la paroi interne, alors je fais souvent référence à elle comme la ligne dorée. Une description très précise qui était couramment utilisé dans les années 1800. La fonction de la ligne dorée est de joindre la sole à la paroi interne et de fermer l’extrémité de la 3e phalange pour la protéger de l’infiltration bactérienne. Elle créer un pli peu profond au fond du sabot qui remplit avec de la terre aide à la traction.

La paroi interne :

La paroi interne est généralement blanche (contrairement à la paroi externe, elle ne contient pas de pigment). Elle est plus souple que la paroi externe en raison de la proportion plus élevée de corne inter-tubulaire qui lie les tubules ensemble. Cette corne inter-tubulaire a une teneur en humidité plus élevée et permet à la paroi interne de s’étirer plus que la paroi externe ne le peut, elle protège ainsi l’intérieur du sabot des chocs et vibrations.

La paroi externe :

La paroi du sabot extérieure est pigmentée et contient une proportion plus élevée de tubules. Ces structures en forme de tube se développent à partir du bourrelet coronal dans une configuration en spirale. Il a été suggéré que cela agit comme des minuscules ressorts, mais cela n’est pas possible car il n’y a pas d’espace entre les enroulements. Il est plus probable que les tubes sont produits de cette façon pour ajouter de la résistance. L’objectif principal de la paroi extérieure est de stocker et libérer l’énergie locomotrice pendant les différentes phases de la foulée pour aider à propulser le cheval. Elle assure également la protection des structures internes, la régulation de l’humidité de la corne. Une paroi externe en bonne santé sera un peu plus épaisse en pince et n’aura pas de cercles de croissance ou de seimes.

Barre :

Le barre est une extension de la paroi du sabot qui longe le côté de la fourchette en se terminant à environ mi-chemin le long de la fourchette. Son rôle principal est de contrôler le mouvement de l’arrière du sabot, en ajoutant de la résistance à la zone du talon et en le protégeant de distorsion excessive. Elle devrait avoir un ratio élevé de paroi interne flexible pour pouvoir bouger correctement et suivre le mouvement des talons.

Angle de la barre.

Communément appelé le talon, même si cette description peut être trompeuse. Cette zone est conçue pour recevoir l’impact initial de la foulée du cheval. Un talon en bonne santé se compose principalement de paroi interne, ce qui lui permet de dissiper plus facilement les chocs. Cette région joue un rôle majeur dans le soutien du poids du cheval et il est important qu’elle reste bien équilibrée. Lacunes Latérales. C’est le creux qui cour le long de chaque côté de la fourchette. La partie extérieure de la lacune est constituée de la barre et de la sole et de l’autre côté par la paroi de la fourchette.

Fourchette :

L’une des plus importantes, mais souvent négligé des structures du sabot du cheval. Elle doit être large, épaisse et avoir la dureté du vieux cuir :

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Une fourchette malsaine est vulnérable à l’infection qui, si elle n’est pas traitée, peut entraîner une dégradation importante des structures à l’arrière du pied provoquant une boiterie sévère. La fourchette travaille de concert avec le bourrelet coronal, les barres et la sole pour offrir une résistance à la déformation de la boite cornée au cours de la foulée. Les pressions exercées sur la fourchette influencent directement la santé du coussinet plantaire placé au-dessus d’elle. La forme de la fourchette (comme une pièce triangulaire découpé dans la sole) permet un mouvement indépendant des talons, quand le cheval marche sur un sol inégal. La fourchette joue également un rôle dans la protection des structures sensibles au-dessus, aide à la traction, à la circulation et à l’absorption des chocs. Dans le centre de la fourchette, et vers l’arrière du pied il y a une lacune centrale. Une lacune centrale en bonne santé est large et peu profonde, mais si la fourchette est faible et étroite, elle peut devenir un pli profond qui est un refuge pour les bactéries et les champignons.

Bourrelet coronal :

Il s’agit d’une structure vascularisée très ferme, qui se trouve au sommet de la paroi du sabot. Il a deux fonctions très importantes. Premièrement, il produit les tubules de la paroi externe. Deuxièmement, il est incroyablement solide et agit comme une sangle pour ajouter de la cohésion aux structures internes que le sabot déforme au cours de la foulée.

Périople :

Il s’agit d’un revêtement de protection pour la zone nouvellement formé de paroi externe situé juste en dessous du bourrelet coronal. Au début de sa croissance, la corne est assez molle délibérément, car elle aide à éviter que le bourrelet coronal soit atteint par les chocs transféré vers le haut par la paroi pendant la phase de mise en charge de la foulée. Le périople couvre cette corne pour assurer sa protection. Les structures internes. Il y a 3 os à l’intérieur du sabot. La 3e phalange, la deuxième phalange, l’os naviculaire et la moitié inférieure de l’os du paturon ou 1er phalange.

coupedupied.pngsabot.jpgvuedusabot.jpg
Troisième phalange :

. L’os à l’intérieur de la boite cornée est appelé 3e phalange ou phalange distal. Sa forme est très trompeuse vu en coupe transversale, il apparaît en fait comme sur la photo. La 3e phalange fournit la résistance et la stabilité dans le sabot et agit comme un support pour que les autres structures reste en place. Autour de la face avant de l’os se trouve le podophyle qui produit la corne intertubulaire de la paroi du sabot. En dessous, l’os est recouvert de tissu velouté (corion solaire) qui produit de la sole. A l’arrière, l’os se joint sur les cartilages latéraux qui forment une grande partie de l’arrière du sabot. Une multitude de tendons et de ligaments s’attachent à cet os et un réseau de vaisseaux sanguins courent autour et à travers lui.

Os Naviculaire :

Il s’agit d’un autre os qui est difficile à visualiser quand vu en coupe transversale. On pense avoir tiré son nom de la forme d’un bateau. Il est également connu comme l’os sésamoïde distal (distal dans le sens, le plus éloigné du corps, et sésamoïde dans le sens qui se développe dans l’épaisseur de certains tendons). L’os naviculaire n’est pas réellement intégré dans un tendon, mais il siège juste à l’intérieur de l’arrière de la 3e phalange et le tendon fléchisseur profond lui passe dessus. Il évite la surcharge de l’articulation de la 3e phalange ainsi que le maintien d’un angle constant de l’insertion du tendon fléchisseur profond à l’arrière de 3e phalange.

Métacarpe :

Aussi appelé la deuxième phalange, l’os court du paturon se trouve au sommet de l’articulation de la 3e phalange et en dessous de l’os long du paturon. Seule la partie inférieure de cet os s’étend à l’intérieur la boite cornée.

Coussinet plantaire.

Le coussinet plantaire se trouve juste derrière la 3e phalange et au dessus de la fourchette sensibles. Il joue un rôle essentiel dans l’absorption des chocs par la circulation du sang de son plexus veineux. Dans un mauvais fonctionnement du pied, le coussinet plantaire s’atrophie et devient « gras » en opposition à « élastique » quand il est bien développé. Sa texture fibrocartilagineuse et les vaisseaux sanguins à l’intérieur vont changer, en inhibant sa capacité à absorber les chocs. La forme et la santé du coussinet plantaire influence l’angle de la 3e phalange. Les chevaux aux pieds plat (c’est à dire ceux dont la 3e phalange est plate au lieu d’être légèrement concave) ont généralement le coussinet plantaire sévèrement atrophiés.

Corion :

Un corion est une structure vasculaire qui fabrique l’un des éléments extérieurs de la boite cornée. Par exemple, le corion solaire permettant de produire la sole, le corion de la fourchette produit la fourchette sensible – (la couche externe de la fourchette devient insensible, c’est ce que nous voyons à l’extérieur). Le bourrelet coronal contient un corion qui produit les tubules et la corne intertubulaire de la paroi du sabot, tandis que la paroi interne est fabriquée dans le corion entourant la 3e phalange (également appelé pododerme). Le bourrelet limbique est situé sous le bourrelet coronale et produit le périople.

Cartilages Latéraux :

Les cartilages latéraux sont situés au-dessus et en dessous du bourrelet coronal, ils s’étendent autour de l’avant, des côtés et de l’arrière du sabot. Sous le bourrelet coronal, ils s’étendent autour du coussinet plantaire et sont attaché à l’arrière de la 3e phalange. La corne produite par le podophyle s’attache aux cartilages latéraux à l’arrière du sabot, là où la 3e phalange ne vas pas. Il y a de nouvelles preuves qui suggèrent que les cartilages latéraux forment une matrice qui s’étend sous le coussinet plantaire formant une sorte de hamac. Ces cartilages offrent une résistance à la descente de la 3e phalange lors de l’appui, et régulent la quantité de pression appliquée aux corions. Ils contribuent également à maintenir la 3e phalange dans la bonne position en plus d’agir comme un ressort, pour le stockage et la libération de l’énergie durant la locomotion.

Position approximative du cartilage latéral dans la boite cornée.

Plexus veineux :

Le sabot est très irrigué grâce à cinq plexus veineux. Ce sont: Le Solaire – nourris le corion produisant la corne qui génère la sole. Du Coussinet plantaire -un réseau de vaisseaux sanguins qui traversent le coussinet plantaire.

Des cartilages latéraux -fournis les cartilages en sang qui contribue à l’utilisation de l’énergie.

Du podophyle -nourrir le corion qui produit la corne intertubulaire de la paroi interne.

Le Coronaire -fournis au bourrelet coronal les éléments nutritifs dont il a besoin pour produire les tubules de la paroi externe.

Avant parage
Album : Avant parage
pied sain avant parage d'entretien
3 images
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Pied après parage :

pied.png

MOON après 12 mois de soins :

http://www.dailymotion.com/videoxgb0oq

Son parage d’entretien effectué tous les mois , avril 2011 après 12 mois de sa grave fourbure :

http://www.dailymotion.com/videoxif3t0

 

Moon Fourbu avec ses Boots

Nous lui mettons des boots « Easy-Boots grip » la nuit seulement

car il faut que les sabots respirent et fonctionnent pendant la journée :

http://www.dailymotion.com/videoxe47l4

On voit bien la différence, la sole de ses sabots est encore très sensible et il faut la

soulager avec des boots ce qui permets de favoriser la repousse du nouveau sabot.

Des Nouvelles de Moon (Fourbure)

http://www.dailymotion.com/videoxe3tsu

FOURBURE et PARAGE NATUREL

 A.F.P.N.

ASSOCIATION FRANCAISE DU PARAGE NATUREL

FOURBURE de Moon :

Moon a été victime d’une fourbure suite à une intoxication et une herbe trop riche

de printemps, la phase aigue est passée, nous avons constaté un basculement de la

3 ème phalange de 10 % sur les radios que voici :

antgauche29mai20102.jpgantdroit29mai2010.jpg

Les soins vont être très long,  plusieurs mois voir plus d’une année,

nous avons opté pour la méthode de parage naturel de Pete Ramey  qui a

observé les » mustang«  petits chevaux sauvages vivant aux Etats-Unis.

Il existe aussi : KC LaPierre 

Je vous en parlerai plus longuement dans une autre rubrique.

Voici une petite vidéo de Moon et aussi de Till qui lui a des pieds naturels, il n’a jamais

vu de sa vie un maréchal ferrant et il est la preuve vivante que cette option est un bien fait

pour la santé des chevaux :
http://www.dailymotion.com/videoxdzr1c

 

Allergies et Emphysème des chevaux

LES ALLERGIES :

Le Dr Lamolle observe ces dernières années une nette augmentation des allergies chez le cheval.
Selon lui, les nouvelles méthodes de moissonnage et de battage seraient en cause : dans les tiges de foin et de paille se trouve une pellicule blanchâtre qui sèche en même temps que le reste.
Les batteuses tournant de plus en plus vite et hachant les végétaux de plus en plus cours, on obtient un séchage plus rapide, mais cette pellicule blanche se craquelle et se désintègre en minuscules particules volatiles.
Elle se retrouve dans le ballot, entre les tiges et est respirée par le cheval. On le voit : même un foin exempt de terre et de poussière n’est pas à l’abri de tout soupçon.
On recense ainsi des chevaux qui n’ont jamais mangé que de l’herbe développer une allergie en mangeant du foin !
Cela dit, il existe aussi des cas de chevaux allergiques à l’herbe (!) Les pesticides pulvérisés y sont généralement pour quelque chose…
La sélection, par les producteurs de céréales, de graines donnant des plants dont la farine est plus fine est aussi de nature à nuire à l’appareil respiratoire, car quand le grain est aplati, il libère cette farine et le cheval la respire, le nez confiné dans sa mangeoire.
Comment les éviter ?

Le recours au foin préfané est une solution efficace pour les chevaux sensibles aux affections respiratoires, même s’il est onéreux. Cela dit, outre son aspect sain, le préfané se « rattrape » en étant plus énergétique que le foin normal. Il faut donc en servir moins. Le cas échéant, le trempage du foin avant consommation évite la volatilisation des particules indésirables dans les poumons du cheval (immergez la quantité voulue de foin durant huit-heures dans un tonneau, si possible avec de l’eau courante). Ce trempage vaut aussi pour les céréales concassées ou aplaties dont les farines sont également volatiles (humidifiez superficiellement et mélangez). Pour la litière, on peut aussi remplacer la paille par de la sciure (dépoussiérée), ou d’autres litières (lin, papier, chanvre). Nous avons lu aussi le conseil suivant : lors du nettoyage du box et des locaux : vaporisez un peu d’eau sur les litières et autres déchets d’écurie afin d’éviter l’envol de la poussière sous les coups de balai.

De toutes les maladies qui touchent le cheval, les affections respiratoires sont les plus fréquentes.
Le cheval est un grand animal, avec une capacité pulmonaire en rapport : la surface alvéolaire de ses poumons couvrirait une piscine olympique. Bien que la santé de son appareil respiratoire soit primordiale, elle est sérieusement mise à mal du fait de son mode de vie domestique qui l’expose davantage que la vie sauvage aux poussières et autres résidus volatiles (paille et foin) dans l’espace confiné de son box, ainsi que la terre, le sable et la poussière sur la piste (surtout si elle est mal entretenue), sans oublier la pollution atmosphérique.

Les maladies respiratoires

L’Hémiplégie laryngée
Plus connue sous le nom de « Cornage », cette affection se caractérise par une paralysie de la partie gauche du larynx (cordes vocales). Cette paralysie entraîne en affaissement de cette partie du larynx et de la corde vocale correspondante qui vibre bruyamment et involontairement au passage de l’air, et surtout, obture partiellement la trachée.

Symptômes :

Selon le cas, le système respiratoire émet des sifflement ou des ronflements quand il est plus ou moins sollicité. La capacité respiratoire est limitée, les performances du cheval s’en ressentent.
Comment l’éviter ?

Plusieurs causes peuvent être à l’origine du cornage : une complication laryngée de la gourme ou de la grippe ; un surdéveloppement de l’artère aorte dû à l’entraînement sportif peut léser le nerf du larynx ; l’injection intraveineuse manquée peut aussi provoquer des lésion à ce nerf ; ainsi qu’une prédisposition héréditaire.
Seule la chirurgie peut améliorer les choses en agrandissant l’ouverture laryngée. Lorsqu’un cheval « corneur » est atteint de gourme ou d’urticaire, il est parfois nécessaire de recourir à la trachéotomie si, étant au repos, l’équidé a du mal à respirer.

La Bronchite
Cette affection atteint les bronches. Lorsque qu’un agent nocif s’immisce dans ses poumons, ceux-ci produisent du mucus pour isoler l’élément indésirable et le cheval tousse pour se débarrasser de cet excès de sécrétions qui encombrent les bronches.

Symptômes

Toux. Le cheval s’essouffle plus vite et récupère plus difficilement. La bronchite seule peut être causée par des agents externes très divers. Ce qu’il faut surtout savoir, c’est qu’une fois installée, l’affection respiratoire rend le cheval beaucoup plus sensible aux virus et bactéries : grippe, rhinopneumonie, etc.
Comment l’éviter ?
L’environnement joue une grande part dans tous les problèmes respiratoires.
Quand un cheval commence à tousser il convient de remédier d’abord à tous les facteurs susceptibles de provoquer cette toux : foin de mauvaise qualité, box mal situé, etc. Etant donné l’augmentation de l’exposition à d’autres maladies virales ou microbiennes, la mise à jour des vaccins (rappels) est doublement utile. Certains détails anodins peuvent favoriser l’apparition de cette affection, comme changer la litière en présence du cheval ou panser ce dernier dans son box (poussière) !

La Bronchite C.O.P.D. (chronic obstructive pulmonary disease)
Il s’agit d’une bronchite qui ne cesse pas. L’allergie en est le plus souvent la cause.

Symptômes

Quintes de toux. Le cheval respire plus du ventre que de la partie antérieure des poumons (car près des bronches, c’est douloureux). L’effort sportif devient impossible.
Comment l’éviter ?

Il aurait fallu intervenir plus tôt en modifiant l’hygiène de vie du cheval en cherchant surtout à améliorer la qualité de l’air respiré. En l’absence d’alternative immédiate, la mise au pré est une solution. La qualité du foin et de la paille, notamment à l’heure actuelle, est à surveiller étroitement .

L’Emphysème pulmonaire
C’est le stade ultime, la ruine des poumons…

Les alvéoles pulmonaires ont subi des lésions irréversibles.

http://www.dailymotion.com/videoxcfiok

Hémorragie pulmonaire induite par l’effort
Cette affection très fréquente est due à l’effort sportif trop important demandé au cheval. Très fréquente chez le cheval de course, l’hémorragie se produit au niveau de la fine cloison alvéolaire (là où le sang entre en contact avec l’oxygène respiré), par éclatement de vaisseaux sanguins capillaires. Le sang se retrouve alors dans les poumons, parfois en très faible quantité.

Symptômes

Présence de sang dans la trachée et/ou dans les naseaux. Réflexe de déglutition et toux. On observe généralement une diminution des performances au moment de l’hémorragie (due à une diminution de la capacité respiratoire), surtout chez les chevaux de course, et, dans une moindre mesure, chez les chevaux de manège. Souvent, le cheval baisse l’encolure et essaye de tousser pour expulser ce sang qui le gène. Cette affection laisse généralement des séquelles mais celles-ci sont souvent compatibles avec l’usage normal d’un cheval de selle qui ne fait pas de compétition.
Comment l’éviter ?

Un entraînement adapté et progressif, sans chercher à obtenir des performances très intenses et de longue durée, est le meilleur moyen d’éviter cette maladie.

N.B. : Les maladies respiratoires ne se classent pas facilement car elles sont toutes liées entre elles.
Par exemple, une bête grippe peut se terminer en emphysème avec hémorragie pulmonaire.

Allergies et Emphysème des chevaux dans Soins des chevaux pdf thseemphysme.pdf

VACCINATION

Vaccination des chevaux et des poneys

La vaccination constitue le moyen de lutte le plus efficace contre les maladies contagieuses. Une vaccination préventive épargne à votre animal des souffrances inutiles et empêche la transmission de la maladie. La vaccination est particulièrement recommandée -voire obligatoire dans certains cas- lors des déplacements et des rassemblements de chevaux et de poneys.

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

Le principe de la vaccination consiste à activer les défenses de l’animal contre un virus ou une bactérie, susceptibles d’attaquer son organisme. Le vaccin inoculé ressemble donc à ce virus ou à cette bactérie mais il a subi un traitement tel qu’il ne peut plus provoquer la maladie mais au contraire, augmente la résistance en stimulant la production d’anticorps et de cellules phagocytaires. Dès lors, quand votre animal entre en contact avec le véritable germe de la maladie, le système de défense naturel s’active immédiatement et l’animal ne tombe pas malade. Toutefois, comme la protection assurée par le vaccin diminue avec le temps, tous les animaux doivent recevoir régulièrement des rappels de vaccins.

 Contre quelles maladies peut-on vacciner le cheval ?

La grippe ou influenza

Le virus de la grippe chevaline – ou influenza du cheval – provoque une infection des voies respiratoires supérieures et des poumons. Les symptômes typiques sont les suivants :fièvre, toux sèche, inappétence, diminution des prestations, amaigrissement, état de faiblesse. En outre, de graves complications, telle que la pneumonie, peuvent survenir suite à une contamination bactérienne. La grippe chevaline peut entraîner la mort du poulain. Les chevaux adultes doivent être mis au repos, éventuellement isolés pendant plusieurs semaines et recevoir un traitement médicamenteux.

Tout comme le virus de la grippe humaine, celui de la grippe chevaline subit, au fil des ans, de légères modifications. Il est donc capital de suivre son évolution de près pour pouvoir adapter le vaccin en conséquence. Tous les chevaux doivent être vaccinés contre la grippe pour prévenir les épidémies et leur épargner des souffrances inutiles.

La première vaccination du poulain est administrée à partir de l’âge de :

- 4 mois si la mère a été vaccinée

- 2 mois si la mère n’a pas été vaccinée.

Pendant les premiers mois, le poulain est protégé par les anticorps transmis par le lait maternel. Toutefois, cette protection s’amenuise rapidement.

Voici un exemple de programme de vaccination contre la grippe :

Vaccination de base :

- 2 injections à 1 mois d’intervalle

- Premier rappel :6 mois après la première injection.

- Rappels suivants : tous les 6 à 12 mois

Rhinopneumonie

La rhinopneumonie est provoquée par une infection par le virus de l’herpès. Il existe cinq virus de l’herpès différents chez le cheval. Ils peuvent être présents dans l’organisme de l’animal sans l’affecter, après une infection au cours de laquelle les symptômes de la maladie ne se sont pas révélés, et se réactiver plus tard, par exemple sous l’effet du stress. Certains de ces virus de l’herpès sont fréquents dans la population chevaline.

Le virus de l’herpès provoque des troubles respiratoires semblables à ceux de la grippe, qui diminuent les prestations de l’animal. Le virus se trouve dans les globules blancs et se propage dans différents organes tels que l’utérus et le cerveau, pouvant provoquer avortement en fin de gestation, mort du poulain peu après la naissance et/ou troubles nerveux pouvant conduire à la paralysie.

Tous les chevaux doivent être vaccinés contre la rhinopneumonie pour prévenir les épidémies et leur épargner des souffrances inutiles.

Voici un exemple de programme de vaccination contre la rhinopneumonie :

Juments : Vaccination de base :2 injections à 1 mois d’intervalle pour une première protection. Rappel :au début de la deuxième partie de la gestation.

Tous les chevaux : Vaccination de base : 2 injections à 1 mois d’intervalle. Rappel : 6 mois après la vaccination de base.

Pour des raisons pratiques, on administre souvent un vaccin combiné contre l’influenza et la rhinopneumonie. Une seule injection protège l’animal contre les deux maladies.

Les programmes de vaccination peuvent varier légèrement suivant le vaccin utilisé. Votre vétérinaire établira avec vous le programme de vaccination convenant le mieux à votre animal.

Tétanos

Le tétanos est une maladie extrêmement grave dont l’issue est souvent fatale. Elle est provoquée par un bacille, Clostridium tetani, présent partout dans l’environnement :dans le sol, dans le fumier, sur les fourches, .. et, en outre, très résistant. Ce germe peut provoquer l’infection d’une plaie dans un milieu pauvre en oxygène, dans une blessure profonde par exemple. Le germe se multiplie en libérant une toxine, la tétanospasmine, qui atteint le système nerveux central via les fibres nerveuses et/ou la lymphe et les vaisseaux sanguins, provoquant les contractions musculaires typiques de la maladie.

La vaccination offre une protection très fiable contre cette affection. Lorsqu’il est vacciné pour la première fois, l’animal doit recevoir deux injections, avec un intervalle de 4 à 6 semaines. Une troisième injection est administrée 6 mois à 1 an après la deuxième. Ensuite, il est conseillé d’effectuer un rappel 1 à 3 fois par an.

Chez les animaux présentant une blessure suspecte, le vétérinaire fera une injection de sérum antitétanique pour neutraliser la toxine. Cet antisérum assure une protection immédiate mais qui ne dure que 21 jours. Une nouvelle vaccination est donc conseillée, pour continuer à stimuler le système immunitaire de l’animal.

Les poulains sont protégés pendant 1 à 4 mois par les anticorps transmis par le lait maternel, à condition que la mère ait reçu un rappel de vaccination 1 à 3 mois avant la date présumée de la naissance. Chez les poulains nés de mères non vaccinées, il est prudent d’administrer un antisérum avant de commencer le programme de vaccination ci-dessus.

Mieux vaut prévenir que guérir !

Il vaut toujours mieux prévenir que guérir dans le cas d’une maladie contagieuse. Une vaccination préventive épargne à votre cheval ou poney des souffrances inutiles et permet d’éviter la transmission de la maladie. Un programme de vaccination complet, établi et administré par votre vétérinaire, constitue une garantie absolue de prévention des maladies contagieuses chez les chevaux et les poneys. A condition, bien entendu, que ce programme soit scrupuleusement respecté, année après année.